13 avril 2006
Les débats peuvent enfin toucher le fond
Nouvelle AG à 10h en amphi G09. Les points abordés sont les suivants :
- "Nos revendications". Un débat a pu être lancé sur le CNE, la loi dite sur l'égalité des chances et la question des postes au concours, permettant aux plus lésés d'avoir un cours de rattrapage sur le sujet et à ceux qui croyaient que seul le CPE était dans nos revendications, que c'est faux.
- "Commission Examen", point qui a finalement été décalé suite à l'absence de la personne censée faire une compte-rendu de la commission de la veille, mais aussi d'une réunion avec monsieur le Président de l'Université qui se tenait au même moment. Cependant, l'entretien a semblé se prolonger et seul un point sur la commission de la veille a été rendu. Le calendrier a été expliqué en détail aux étudiants présents : le semestre se déroulerait donc sur 9 semaines au lieu de 12. Cela concerne donc 75% des enseignements prévus en temps normal, ce qui est, aux yeux des professeurs, largement suffisant pour valider son semestre et acquérir la pédagogie nécessaire à un passage en année supérieure. Ensuite, les vacances sont, contrairement à de nombreuses rumeurs, maintenues ! La période des examens se tiendra sur deux semaines au lieu de trois. Bref, au final, nous quitterons l'année universitaire le 25 juin (la fin du calendrier "normal" étant à la base prévue le 22 juin). Les modifications semblent donc convenir au plus grand nombre et tout pourra se passer dans l'ordre.
- "Les actions" : tout d'abord un appel, à tous ceux qui le souhaitent, à prendre part aux comissions action, dont la prochaine se tiendra mardi à 17h en 042. Ensuite, un appel à l'action de cet après-midi : rdv 14h fac de lettres. A été annoncée une manifestation nocturne pour le mercredi 19 avril ! Rendez-vous tous à la fac de Lettres à 20h. Une liste d'actions discutées hier en commission, sera retravaillée mardi afin de faire du mercredi une journée d'actions sympathiques, pédagogiques et pacifiques. Nous vous invitons donc à venir faire vos propositions !
- "La coordination Nationale" qui se tiendra, je vous le rappelle, ce week-end à Nancy. Un appel a été fait à tous les étudiants souhaitant particper à son organisation. Nous avons besoin de personnes au sein du S.O. (plus un service de sérénité qu'une service d'ordre, son rôle est de calmer les délégués un peu trop virulents ou d'éventuels débordements ; je vous rassure, jusqu'ici aucun débordement physique n'a été à déplorer jusque là !), des médiateurs (chargés de véhiculer les suggestions et informations des délégués à la tribune, afin d'éviter que trop de personnes viennent à la tribune), ainsi que des personnes chargées de l'accueil (dès vendredi soir ou samedi matin, il faudra accueillir les différentes délégations, éventuellement aller les chercher à la gare pour les guider jusqu'à la fac, vérifier leurs inscriptions, leur donner badges et cartons de votes...) et de la logistique (ben oui, il faut bien nourrir tout le monde, on aura donc besoin de mains pour faire la bouffe !). Bref, du monde et sur deux jours mais, rassurez vous, des horaires pour "tourner" sont prévus, afin que chacun puisse se reposer et être le plus opérationnel possible.
La tribune a été élue. En fait, 4 x 2 personnes ont été votées : il y aura en effet deux tribunes (car 30h de débat, ça épuise !) pour inter-changer. Et comme la coord est co-organisée par Metz, les 8 autres personnes seront de cette ville. Bref, les étudiants présents à la tribune ont été élus à la majorité. Puis trois délégués ont été élus, pour représenter Nancy à la coord de Nancy (ben oui). James (LCR), Raphaël (CNT) et Alice (Non Syndiquée) ont été élus sur 6 candidats. Leur mandat a également été voté par la suite.
Voilà, pour finir la question du blocage ayant été suggerée par une étudiante, il a été tenté de faire un consensus. Finalement, nous avons vôté sur cette question : "Est-il légitime de poser la question du blocage alors qu'il n'a pas été débattu, ni mis à l'ordre du jour". L'assemblée à répondu "Non" à la majorité (455 contre 367). Finalement, la grève a été reconduite jusqu'à la prochaine AG, elle-même votée pour se tenir mardi à 12h.
Donc prochaine AG mardi à 12h !
12 avril 2006
Heureux les étudiants de retour en cours !
Grosse AG hier matin qui a duré presque quatre heures. L'information la plus importante est la décision d'un consensus entre étudiants militants et professeurs : a été proposée une modification dans la modalité du vote sur le blocage. Au lieu d'un simple "pour ou contre le blocage", a été demandé "pour ou contre la reprise des cours en continuant le mouvement", permettant à ceux qui le souhaitent de retourner tranquillement en cours, et aux plus motivés de continuer la bataille. Car rien n'est fini : les propositions de textes remplaçant le CPE devraient fleurir d'ici à la semaine prochaine. Les premières rumeurs parlent de textes plus aberrants les uns que les autres, des bonnes idées par là, des mauvaises suggestions ici. Bref, la vigilance est de mise. Ce n'est donc pas parce que les cours ont repris que le mouvement s'arrête. Des coord auront encore lieu le soir, des AG régulières, des actions, décidées à échelles probablement plus réduites mais aussi plus ciblées.
La nouvelle modalité du vote a été très bien reçue et le pour a gagné à 927 voix contre 493. Bref, une réelle victoire pour les étudiants et les professeurs, qui se sont empressés de démentir une éventuelle particpation du comité anti-blocage, qui eux même avaient bien vite pris le parti la proposition comme l'une de leur initiative (ce qui a eu don d'énerver un peu les profs, il faut l'avouer). Un gros bémol : en raison du temps de remise en route, les étudiants avaient été invités à voter sur une date pour la reprise des cours : mardi ou Jeudi. La date de mardi avait obtenu la majorité, et les professeurs étaient dès lors invités à décider en AG de l'arrêt du blocage, de la continuation de la grève ou du mouvement, etc.
Cependant, monsieur Le Poultier, probablement fort vexé d'avoir vu son Référendum bloqué lundi par les professeurs, s'est empressé d'envoyer un mail à tous les étudiants du campus dès hier soir, pour les informer de la reprise des cours dès le mercredi matin. Décision, donc, à l'encontre de celle prise par les étudiants. D'autant plus que, tous les étudiants n'ayant pas forcément pu avoir accès au net entre mardi soir et ce matin, l'information n'est pas forcément passée ! Bref encore une preuve que notre cher président n'a pas digéré que les étudiants bloquent sa belle université.
N'oublions pas que ce week-end se tient la coordination nationale en nos locaux. Comme a pu le dire Antoine, du comité anti-blocage, ce n'est sûrement pas un "club med" (ironique pour quelqu'un qui s'était présenté pour la coord de Lyon la semaine dernière ? Des questions de crédibilité se posent) mais bel et bien un évènement important qui décidera de la suite du mouvement de façon posée et officielle. Car en effet, même si pour beaucoup le mouvement s'est terminé avec la suspension du CPE, les revendications de la plateforme ne sont pas toutes satisfaites. A la coord, donc, de décider de la probable descente, mais en douceur, du mouvement. Nous en appellons donc aux motivés, qui seraient ok pour donner un coup de main dans la gestion de la bouffe, de l'accueil, etc... Une réunion a lieu tous les soirs à ce sujet, n'hésitez pas à venir vous renseigner !
Voilà, fin du blocage mais pas fin du mouvement ! Merci à tous ceux qui nous ont soutenu jusque là, et restez vigilants pour la suite... En tout cas, nous, nous le serons !
L u X
10 avril 2006
Nouvelle AG, nouveaux débats
Encore une AG, de nouveaux débats, de nouvelles interventions. La séance a débuté par la diffusion via la radio, de l'intervention de Dominique de Villepin dans laquelle il a annoncé que le point 8 de la loi dite sur l'égalité des chances, concernant le CPE, était suspendue, attendant de nouvelles propositions de lois en remplacement. Je vous invite à consulter son discours à cette adresse :
Dès lors un débat a été lancé, pour avoir les réactions de chacun. Mathias considère cela comme une demi défaite, car le gouvernement risque de remplacer le CPE par quelque chose qu'on ne connaît pas. Il insiste sur la bataille contre la LEC (Loi sur l'Egalité des Chance) et pas seulement contre le CPE. Stéphane appuie également sur la LEC : le gouvernement n'a pas compris , il n'est plus légitime pour déciser des solutions à la crise. Lucille a insisté sur l'attention qu'il faut porter aux propositions qui seront émises par le gouvernement, en prenant appui sur un exemple qui consistait à rallier toutes les catégories d'âge à la loi "J'appelle ça un travail de contrat unique, c'est ce qu'ils voulaient proposer APRES le CPE !". Fabien, lui, rappelle que le mouvement a été rejoint par les travailleurs et que eux-même disent que la "vigileance est de mise". Sarkozy, qui appelle aux négociations, n'est en rien légitime pour prendre ce genre de décisions importantes. "Il a fallu deux manifestations monstres pour qu'enfin une partie de nos revendications soit entendue". Il parle aussi des tournants du débat : à la sortie, les questions seront d'ordre politique et c'est dès aujourd'hui que les propositions doivent pleuvoir de notre part. Cheikh propose de relativiser les choses : le gouvernement marche, il recule devant nous. Il faut donc prendre ça comme une victoire, et fait part des nécessités, selon lui, de redéfinir les modalité du mouvement. Renaud parle de victoire, et rappelle qu'il y a longtemps qu'un mouvement social n'avait pas porté ses fruits de cette façon. Il invite tous les étudiants à étudier les différentes réactions officielles que va susciter cette intervention pour en parler à l'AG de demain. Mounir parle des difficultés de réagir "à chaud" et invite lui aussi à la reflexion et à l'analyse. "C'est un des mouvements sociaux les plus forts de la V° République", précise-t-il. "C'est la jeunesse qui passe le gouvernement au karsher !" François se déclare carrément dégoûté par le discours du gouvernement. Le CPE est enlevé, mais les propositions seront toujours dans le même ordre d'idées. Pour lui, il est important que le gouvernement démissionne, et la victoire n'en sera une que lorsque cette revendication sera appliquée.
Puis, débat sur le blocage. Antoine pense que, maintenant que le CPE est retiré, "a-t-on besoin d'attendre ?" Il estime que l'assemblée n'a aucun pouvoir, mais que les étudiants ont le pouvoir du vote. "Il faut assumer ses opinions, encore faut-il en avoir" attaque-t-il. Anne-Sophie considère le blocage comme une victoire symbolique et remercie tous ceux qui le soutiennent. Maxcence considère qu'aujourd'hui, nous avons eu ce que nous voulions et qu'au début, nous nous battions contre le CPE, et que la revendication principale ayant été prise en compte, il est temps de cerner un autre problème qu'est celui des examens. Faustine se déclare "enervée" par le gouvernement qui, en voulant remplacer le CPE par un contrat concernant les jeunes défavorisés, nous considère à nouveau comme "des petits bourgeois et tentent de nous exclure une fois encore du mouvement!" Elle condamne également les personnes qui viennent voter alors qu'ils ne sont jamais venus en AG. Lucille attaque les décisions de M. Le Poultier "il est seul dans sa tour de verre à vouloir tout décider, alors que nous sommes 1500 plusieurs fois par semaine". Pour elle, refuser de prendre part à la question politique du mouvement, c'est "de la démission citoyenne". Vincent considère qu'un "tiers du semestre est perdu". Mathias revient sur les paroles d'Antoine, en lui rappellant que la démocratie n'est pas le vote mais bel et bien le débat. Mounir revient sur le sens politique des interventions de Chirac et de Villepin, de l'importance de débattre avec les autres villes sur la continuité du mouvement. Alice se déclare frustrée par l'intervention et répond à ceux qui accusent les bloqueurs de n'agir que pour leur interêt personnel "Ce n'est pas parce que je n'ai pas 15 ans que j'en ai rien à foutre du môme qui devra bosser de nuit !".
Sur la question du mouvement, Perrine lit un texte de Bourdieu sur la légitimité des assemblées. Thomas propose de réflechir à la VI° république face à l'essouflement de l'actuelle : "c'est contre un système politique qui ne nous va plus que l'on se bat". Pierre-Antoine condamne le retour en arrière de 100 ans et "hallucine" que le gouvernement ose proposer ça. Il explique également qu'en tant de bloqueur, il fait confiance aux professeurs et qu'il est pro-blocage pour cette principale raison. Antoine considère que le mouvement s'essoufle ; pour Fabien, c'est la V° République qui s'essoufle. La Réalité actuelle, c'est le court-circuit que nous avons réalisé, et le changement de société que nous avons lancé. Lucille parle de la conscience politique à prendre, vu la situation actuelle, et rappelle à ceux qui accusent le blocage de n'être que la seule solution proposée, que derrière ça, il y a des heures de militantisme actif. Aurélia pense que De Villepin tente de nous berner et pense qu'il serait du gachis d'arrêter le blocage au cas où une proposition "de daube" remplaçait le CPE. Anthony félicite l'ensemble de la jeunesse ayant réussi à mobiliser autant de monde, et constate que ça a permis de se faire se rapprocher les étudiants. Il regrette à ce sujet que le blocage soit le principal sujet de conversation alors que celles sur le fond sont largement plus enrichissantes. Sam-Michel Cembalo, directeur d'études en Sciences du Langage, explique pourquoi il est le seul enseignant à s'exprimer ce matin : tous les autres sont présents autour de la porte d'entrée au bureau de vote afin d'éviter tous les débordements. Il propose également un atelier sur les différences entre apprentissage et enseignement "pour expliquer aux gens qui disent qu'ils ne peuvent pas apprendre sans cours qu'ils se trompent". Nicolas revient sur la question de la prise de position du président : "plusieurs président d'universités ont pris position, à lui de le faire à présent !". Il l'accuse de tenter de reprendre le mouvement puisque il propose un changement dans un seul sens, du blocage au déblocage, et seulement aux facs bloquées. "Nous sommes dans le cadre d'un mouvement étudiant, c'est donc aux étudiants de décider de continuer ou non le blocage". Alice considère que nous nous battons contre notre avenir "les décisions du gouvernement influent sur notre avenir". Elle considère le discours de De Villepin comme flou et que cela incite à continuer les actions. Elle signale également qu'un préavis de grève a été déposé par les syndicats enseignants pour toute la semaine suite à l'intervention du premier ministre. Aline rappelle que certaines filières, comme Maths-Infos, ayant des cours sur la fac de Lettres, n'ont pas droit de prendre part au vote sous pretexte que leur secrétariat se trouve au Pôle de Gestion.
L'issue des votes : La grève et le blocage ont été reconduit jusqu'à la prochaine AG qui se tiendra demain à 10h.
Un débat se tient actuellement en G09 sur l'analyse du texte et des différentes réactions officielles qui sont tombées après le discours du premier ministre. Il est rappellé aux étudiants aspirant à l'IUFM que des mesures ont été prises par les directions pour tenir compte du mouvement, et ainsi ne léser aucun candidat. Il est à noter que la prochaine coordination nationale se tiendra ce week-end à Nancy ! Les militants vont donc passer une bonne partie de la semaine à préparer l'arrivée des délégations étudiantes et lycéennes.
06 avril 2006
AG de ce matin : le referendum en ligne de mire
Ce matin à 10h, une nouvelle AG a eu lieu en fac de lettres (difficile de varier les introductions). Le débat a cette fois été scindé en trois : débat sur le blocage, sur le référendum, puis sur le mouvement.
En introduction, ont été rappellés les chiffres de mardi (3 100 000 personnes au niveau national), ainsi que la situation politique actuelle : Jacques Chirac qui se tait, Dominique de Villepin annonce sa démission prochaine éventuelle, tandis que Nicolas Sarkozy appelle à des négociations alors que le mouvement les refuse. Bref, une incompréhension des dites hautes sphères politiques.
Début du débat sur le blocage. Antoine, du Collectif pour la réouverture de la fac, estime que le blocage n'est pas une bonne solution pour continuer le mouvement. Il y a, selon lui, nécessité de réflechir à d'autres moyens d'action. Christian, étudiant étranger lui aussi dans le collectif, exprime sa peur face à la baisse de la qualité de l'éducation causée par le blocage. "La formation ne suffit pas pour être embauché". Il pense l'AG légitime et apte à discuter de ces points et de trouver rapidement un compromis. Du coté des pro-blocage, Julien appelle à ne pas s'endormir sur ses lauriers sous pretexte de la mise en place d'AG intersyndicales et définit le retrait du blocage comme un pas en arrière dans le mouvement. Aline reprend les termes d'Antoine qui disait que la fac devait être un laboratoire d'idées, et que c'est pour cela qu'il fallait la rouvrir. Elle appuie les multiples discussions qui émanent du mouvement et explique donc que "le laboratoire d'idée, c'est maintenant". Fabien rappelle que seul le blocage a permis de réunir 2000 personnes en AG et que le blocage est la force de notre mouvement par rapport à d'autres, antérieurs. Il estime que la question du blocage dépend du gouvernement et de sa capacité à gérer la crise. Enfin Renaud a fait un rapide bilan des différentes cartes utilisées par le gouvernement, entre le discredit médiatique, l'electrochoc de Chirac qui a "craché sur le République", et la seule qui reste : La carte de la police. Il est donc pour lui inconcevable de s'endormir sur les syndicats et il est plus qu'utile de continuer le mouvement et le blocage.
En ce qui concerne le réferendum, la question a pu être largement développée. Darine considère le référendum comme une "connerie" et estime qu'elle n'a pas élu le collectif anti blocage et qu'il n'a donc aucune légitimité. Puis M. Rothiot a prit la parole pour rappeller les différents modes d'expressions du peuple tels qu'ils sont nommés par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, comme suffrage universel secret, les assemblées représentatives (telle que notre AG), la grève et la manifestation et le droit à l'insurrection. "Un mouvement comme le nôtre doit savoir doit savoir utiliser ces voies", dit-il. IL estime qu'il faut accepter le principe du scrutin, mais se demande pourquoi il faut se limiter au seul déblocage. Il propose trois questions, une sur le retrait (ou non) de la loi, une sur la grève et une sur le blocage, et pourquoi pas étendre le scrutin à l'ensemble des sites d'études supérieures de Nancy. "Ce scrutin ne marquera pas la fin de l'action, à moins que vous ne votiez pas". Mounir apporte quelques nuances, en reprochant à M. Le Poultier une "sombre maneouvre de délégitimité des AG". Pourquoi y participe-t-il ? Le président n'a plus derrière lui de CA et de comissions administratices, il n'y a donc plus, au sein de la présidence, de cellule démocratique pour discuter. Il annonce ça comme un coup politique de Le Poultier.
Vincent Ferry, chercheur, estime que le principe de légitimité démocratique a été bafoué par le président (de la république). Il lui reproche de ne pas prendre deposition du président, mais le remercie tout de même de sa présence immédiate lorsque les CRS ont encerclé le campus lettres il y a deux jours. Enfin, il demande au président de convoquer les instances sortantes pour prendre des décisions. Antoine considère que le référendum est une victoire pour tous les étudiants, et estime que s'y opposer est "avoir peur de la démocratie". Fabien appuie les interventions sur le président, en rappellant son pouvoir d'appeller un maximum d'étudiants, "alors pourquoi n'a-t-il pas appellé à une présence massive aux AG ?" Il reproche également de ne pas convier l'AG aux "discussions de couloirs" et aux "réunions en huis clos". Laureline dénonce l'attitude du président qui consiste à éviter déliberemment les questions des examens.
A propos du mouvement, Hélène dénonce l'attitude de Sarkozy qui propose une réforme des institutions alors qu'on est justement dans une crise des institutions : "c'est une reprise de la contestation !" Elle appelle à l'attention de tous et à la mise en place de groupes de reflexions pour "prouver qu'on ne fait pas que contester bêtement". Mounir revient sur la construction pas à pas du mouvement, et notre réussite "nous avons divisé le gouvernement". Pierre propose que tous les sites mobilisés s'entendent sur des actions massives, et de transformer le comité de grève en comité de assemblée de ville. Nicolas rassure les aspirants à l'IUFM : les établissements d'Epinal et Nancy-Maxéville sont conscients de la situation actuelle et discutent actuellement des modalités d'entrée pour que personne ne soit pénalisé. Il dénonce également la contradction malheureuse du président de l'université. Enfin, Vinecnt Ferry conclue le débat : les seuls responsables officiels sont Chirac, De Villepin et Borloo. Tant qu'un des trois n'aura pas déclaré l'abrogation claire, rien n'est gagné."Si le mouvement s'endort, c'est la fin".
Ont été ensuite désignées les 5 personnes qui se rendront à Lyon pour la coordination nationale ce week-end. Enfin, trois votes ont eu lieu : la grève et le blocage ont été reconduits jusque lundi 10h, et les étudiants se sont prononcés majoritairement contre le principe du référendum.
A la suite de l'AG, une action de blocage est partie ; compte rendu plus tard.
05 avril 2006
Semaine d'actions à l'echelle nationale
Hier se réunissait une fois encore une AG à la fac de lettres. Le président de Nancy2 a débuté les interventions dans le but de "chasser les rumeurs". Il a abordé la question de sa position, non prise, sur le CPE, les examens et une éventuelle modification du calendrier. Puis les débats ont commencé : pour plus de clarté dans les échanges, le débat sur le blocage a été limité à 20mn. Le débat suivant, sur le mouvement, a été constructif car les étudiants n'étaient plus les seuls à s'exprimer. Professeurs, personnels IATOS, et même témoignage d'un jeune homme précaire (via un mail lu par Mme Brizion) ont alimenté le débat. Les interrogations suite à la décision du conseil constitutionnel et de l'intervention de M. Chirac ont pu être exprimées, et un mot d'ordre assez général a été retenu : le désir de continuer la mobilisation tant la situation politique s'enlise.
Il a été fait un bilan des décisions prises lors de la Coordination nationale de Lille qui s'est donc tenu le week-end du 1er et 2 avril. Des actions d'un point de vue national ont été votées, et reproposées à l'AG comme optique des actions de la semaine. La proposition a été acceptée avec 37 abbstentions, 31 contre et la majorité pour. Le calendrier se définit comme tel : Mercredi 5 avril, des actions menées en commun avec les travailleurs, dans le but de sensibiliser les salariés (diffusion de tracts, etc). "L'objectif est de soutenir les grévistes et de susciter des AG pour étendre le mouvement. " Jeudi 6 avril, appel, selon les villes, à la manifestation ou aux actions, avec comme mot d'ordre le blocage des principaux axes routiers et/ou ferroviaires. Vendredi 7 avril est une journée "contre la repression policière" avec des rassemblements devant les tribunaux, par exemple. Enfin, Samedi 18 avril, manifestation nationale, inter-syndicale et inter-générationnelle.
La grève a été reconduite jusqu'au jeudi 6 avril par 23 abstentions, 67 contre et majorité pour. Le blocage a lui aussi été reconduit par 35 abstentions, 276 contre et majorité pour.
La question du calendrier des examens se faisant de plus en plus oppressante, hier a émané de la réunion du comité de grève une comission examen, chargée de réfléchir sur les solutions à proposer, avec l'aide de professeurs et s'inspirant éventuellement des modèles des autres universités dans le même cas. Ceci, dans l'optique d'apporter une solution au-delà de la simple contestation.
EDIT : Pour les interessés, une action de blocage du centre de tri de la Poste en accord avec les salariés : RDV 17h au centre de tri.
03 avril 2006
Nouvelle semaine...
Après les annonces du Conseil Constitutionnel et de Monsieur Chirac, la mobilisation se maintient car les modifications demandées par M.Chirac sont loins d'être acquises, décidées et répondant aux demandes du mouvement.
Vendredi, une manifestation spontanée de lycéens a parcouru la ville. Dans une ambiance bonne enfant, aucun débordement n'a été à déplorer. Les forces de l'ordre se sont mis en formation à l'embouchure de l'avenue Albert 1er, alors que les lycéens faisaient une pause au carrefour devant la station essence. Pour montrer le refus de la violence, les étudiants du Campus Lettres venus donner un coup de main ont proposé aux lycéens de se rendre à l'intérieur du campus le temps que les forces de l'ordre se replient, et qu'ils puissent rentrer chez eux sans problèmes. Les lycéens ont accepté et en ont profité pour faire une rapide réunion dans l'amphi 042, pour faire un point sur la manifestation et les différentes lycées présents. Ils ont conclu entre eux la nécessité de faire des AG dans chacun des lycées au début de cette semaine. Les lycéens ont pu quitter le campus sans soucis, tandis que certains restaient afin de discuter avec les étudiants et assister à la coordination qui se tenait comme tous les soirs.
Le soir, beaucoup d'étudiants étaient réunis sur la place Stan suite à l'appel de nombreux syndicats, afin d'écouter le message de M.Chirac à la télévision ou à la radio.
Dimanche matin, des personnes sont allées sur les marchés de Vandoeuvre et du Haut du Lièvre afin de sensibiliser le plus grand nombre.
Ce lundi, une manifestation lycéenne est partie de la place République à 14h. Comme tous les soirs une réunion de coord a lieu en amphi 042 vers 19h.
Ce week-end a eu lieu la coordination nationale étudiante et lycéenne, à Lille. Vous pouvez lire le texte ici.
En ce qui concerne les commentaires, je suis contente que le débat s'alimente, cependant je demande à tous, que vous soyez pro ou contre CPE, pro ou anti blocage, de veiller à votre langage, d'éviter toute insulte, de masse ou personelle, tout langage grossier ou violent. Ca serait sympa aussi de ne pas écrire en langage SMS, ça améliorera la compréhension de tous ^^
30 mars 2006
Blocage/anti-blocage : un débat sans fin ?
Ce matin a eu lieu en amphi G 09 une nouvelle AG en fac de Lettres. Malgré le mauvais temps, l'amphi était toujours aussi rempli. En introduction ont été évoqués la surdité du gouvernement face aux trois millions de personnes qui ont défilé mardi dans la rue, ainsi que le manque de réaction considéré comme du "foutage de gueule". A été dénoncé la tentative de ce même gouvernement de pourir le mouvement, en incitant les étudiants à s'enliser eux-mêmes. Un petit constat a été fait : INPL (ingénieurs) en grève depuis jeudi, fac de sciences bloquée jusque lundi, tout comme les AES, avec l'insistance sur la continuité du mouvement.
Le comité anti-blocage a demandé légitimiment qu'une personne de leur collectif se joigne avec les personnes désignées pour le comptage, afin d'éviter tout débat d'abus possible.
Le débat a commencé par une annonce : le lycée Georges De La Tour est bloqué depuis ce matin, et rejoint donc les lycées Chopin, Herré (Nancy) dans la liste des lycées fortement mobilisés.
Au nom de l'AG du personnel, Pascal Gregory, enseignant, a dénoncé le jeu du gouvernement qui consiste à sans arrêt repousser les échéances, à attendre la réponse du conseil constitutionnel et à manquer de réaction. Il a évoqué la position du SNESUP (Syndicat National de l'Enseignement Supérieur) qui réclame que le gouvernement considère enfin cette mobilisation et se mette à l'action. A été rappellé le fort soutien aux étudiants, et a tenté de les rassurer : il n'y aura aucune action individuelle concernant les cours et les examens ; tout sera décidé de façon collective.
D'autres professeurs se sont exprimés, comme M. Ferry, qui a déjà tenu plusieurs conférences sur des sujets émanant du CPE et de la précarité, et qui propose aux anti-blocage de "lire le texte de loi, ça [leur] fera un bon exercice". M. Ferry a insisté sur le nouveau projet de loi proposé hier à l'assemblée par M. Sarkozy et qui consisterait à "choisir" l'immigration, selon leur "utilité" en france. Il a également dénoncé la position claire du ministre de l'intérieur qui n'hésite plus à clamer haut et fort qu'avec cette loi il tente de "ramener des voix du Front National". Il a ensuite effectué un sondage rapide sur les étudiants présents : qui ont été ou sont étrangers, ou ont un parent ou grand-parent dans la même situation ? Beaucoup de doigts se sont levés.
Nicolas, chercheur en Sociologie, a invité les étudiants à consulter un ouvrage appellé L'Egalité des possibles de Eric Maurin, analyse des diplomes obtenus lors de mai 68 et de leur valeur, afin de les rassurer sur les diplomes obtenus lors de mouvements sociaux. Un autre chercheur a demandé aux étudiants de faire confiance en leurs enseignants et leur capacité à régler équitablement la question des examens. Il a également invité les étudiants à se diriger vers un mouvement unitaire (avec les salariés) et à assister aux Assemblées Générales Interprofessionelles dont la première rencontre a eu lieu hier.
Enfin, M. Rothiot (prof d'histoire) a invité les étudiants à venir cet après-midi, vers 16h, en amphi 042, pour débattre de l'histoire du mouvement ouvrier et des débuts du syndicalisme.
Alexandre, étudiant, a tenu à prendre la parole en tant qu'ex intermittent, et de parler de la précarité. Pour lui, la précarité n'est pas seulement "une baisse du pouvoir d'achat, mais aussi une cassure psychologique". Il insiste sur la solitude et le manque de confiance en soi qui accompagne ces moments. "Quand vous serez précaires, ce sera trop tard car vous serez tout seuls. Profitez du nombre que vous êtes aujourd'hui". Il a ensuite rappellé qu'en 2003, le mouvement intermittent s'était largement éssouflé suite à l'annonce de la suspension de la loi. Rapidement, beaucoup d'intermittents étaient tombés dans la précarité.
Puis un débat plus houleux a opposé les étudiants : celui du blocage.
Deux écoles s'affrontent donc, les pro-blocages, et les anti-blocages, représentés par le Collectif pour la Réouverture de l'Université, créé récemment. Les tours de paroles ont été alternés et quelquefois ponctués d'interventions sauvages d'étudiants dans l'assemblée, réagissants à l'un ou l'autre propos.
Les anti-blocages ont exprimé la peur bien présente au sein de nombreux étudiants : peur que le mouvement s'éternise et que, de ce fait, non seulement les cours soient bloqués jusqu'à une date avancée de l'année scolaire, mais aussi et surtout sur la question des examens : Repoussés ? Tronqués ? Arnaud, étudiant en géographie, évoque les dangers liés aux engagements pris pour les jobs d'été : si les examens sont repoussés, que faire pour les étudiants censés travailler dès fin juin ? Laurie évoque, elle, la question du logement, le fait que beaucoup d'étudiants rendent leur appartement fin juin et ne seront donc pas disponibles pour des examens plus tard. Elle parle aussi des programmes, qui ne seront pas bouclés. Laure a précisé qu'elle était pour le blocage, mais surtout jusque lundi (à cause de la décision du conseil constitutionnel rendue cette après-midi), et qu'après, un blocage partiel serait largement envisageable.
En face, les pro-blocage tentent de démonter leurs arguments. Dabord sur la question du blocage, en appuyant le fait que les professeurs sont en grève, et en rappellant qu'une AG des enseignants et personnels de l'université se tenait juste après l'AG (donc au moment même de l'écriture de ce post ; compte-rendu plus tard). Alice a rappellé que poser les examens en Juillet était illégal, et Lucille que les programmes en faculté n'étaient pas imposés, et que les professeurs étaient donc aptes à modifier leurs programmes en fonction de cette mobilisation et de la durée du mouvement. Alice, étudiante en histoire, déclare à propos de la question du blocage partiel, que "la mobilisation ne peut se faire en demi-teinte" ; "Vous parlez de la mauvaise image de la fac, mais c'est surtout une mauvaise image de la France, de plus en plus réac'". Rudy estime que la question du blocage se détache du mouvement initial, et propose que le débat soit scindé afin de laisser le temps d'aborder des questions plus essentielles au mouvement. Fabien a rappellé que sans le blocage, la mobilisation n'aurait pas pu être aussi forte.
Plusieurs étudiants se sont exprimés sur la précarité, déjà présente alors que nous ne sommes pas encore entrés dans le monde du travail : La difficulté de trouver un travail même parallèlement à ses études, et Fanny a même déploré le fait que les étudiants soient obligés de travailler l'été pour subsister.
Sur la question propre au CPE, plusieurs étudiants ont reproché "l'hypocrisie et la surdité des dirigeants". James, étudiant en CAPES, rappelle "qu'une personne a élu De Villepin (Jacques Chirac, NLDR), et que trois millions demandent son départ". Il dénonce également le CPE comme un "chantage à l'emploi" et rappelle que c'est l'ensemble de la population qui se bat. Hélène, en tant qu'étudiante en Histoire, a fait ses recherches : "le travail de nuit des moins des 16ans a été interdit en 1874. C'est un retour en arrière de plus de 130 ans !". Elle dénonce également la politique actuelle qui pousse les gens vers un individualisme certain. Mounir soulève le problème de la légitimité du gouvernement, et ce depuis le 21 avril 2002 : "D'élection en élection, le gouvernement est illégitime, les mouvements entrepris depuis en sont la preuve." Il revendique "le droit à l'avenir" ; "On ne peut pas se permettre de perdre", dit-il.
En ce qui concerne la mobilisation, Aline appelle les étudiants à se rendre tous les soirs au comité de grève qui prend la décision des actions et des orientations du mouvement. Faustine reproche d'ailleurs à "ceux qui parlent de désinformation de ne pas venir en comité de grève".
Beaucoup d'étudiants ont déploré que la question du blocage monopolise tout le débat à l'heure ou la mobilisation a besoin d'être sans cesse renouvelée par de nouvelles questions et actions.
Au niveau des votes, la grève a été reconduite jusque mardi 4 avril à 10h, date de la prochaine AG (31 abstentions, 21 contre, majorité Pour). Le blocage a également été reconduit jusque cette date (27 abstentions, 200 contre, majorité Pour).
L'action prévue juste après l'AG est partie à l'heure où nous tapons ce post ; un compte-rendu sera donc délivré plus tard.
Un nouveau forum consacré au mouvement : http://anticpenancy.actifforum.com/
29 mars 2006
Jeudi : AG et actions
La journée a été très bénéfique, l'action de cet après-midi a été impeccable. Les militants se sont rendus à une agence d'interim, ont discuté calmement avec le personnel et le directeur de l'agence. Puis ils se sont rendus à l'ANPE, où ils ont discuté encore une fois avec la direction, et ce une heure après l'heure de fermeture normale. Les discussions ont été très prolifiques, et aucune intervention de la police n'a été à déplorer.
La coordination de ce soir a voté une action pour demain. L'AG aura lieu comme d'habitude à 10h. Juste après, toutes les personnes possibles sont invitées à rejoindre l'action, qui consistera à bloquer des points stratégiques de Nancy. Tous les sites mobilisés participeront : Fac de Sciences, IUT Charlemagne et du Montet, STAPS, Architecture, IRTS, etc. Les modalités de l'action (lieux exacts, etc) seront délivrées au départ. Nous vous invitons donc tous à venir. Le départ se fera entre 13 et 13h30. Venez nombreux !
Rien de plus pour le moment, pour toute question, les commentaires sont là.
La Fac de Sciences a reconduit la grève et le blocage jusque lundi midi.
Info de dernière minute : l'école de EEIGM, école d'ingénieurs, est en grève depuis ce matin !
27 mars 2006
Un peu de retard...
Tout d'abord, des grosses excuses pour la mise à jour du blog qui s'est fait attendre une bonne semaine, pour des questions techniques et d'organisation. Promis, cette fois nous serons beaucoup plus assidus.
La semaine a été sans conteste le tableau d'une mobilisation forte, et la coordination nationale qui s'est tenue ce week-end à Aix-en-Provence l'a prouvé encore une fois : un bilan positif, une mobilisation grandissante à l'echelle nationale. Le soleil de printemps n'a pas même dissipé les esprits des délégués qui sont cette fois restés plus de 20 heures à débattre sur l'elargissement de la plateforme de Toulouse et les perspectives à apporter au mouvement. La coordination a décidé de mettre un point d'orgue sur la loi sur "l'égalité des chances", ainsi que la demande de la démission du premier ministre suite à son incapacité de gérer la crise, et une accentuation de la pédagogie sur le CTU (Contrat de Travail Unique) annoncé prochainement. En perspectives, les journées du 28 (déjà annoncée), du 30 et du 4 avril ont été désignées comme journées de mobilisations générales.
Demain sera une grosse journée. Bien sûr, la manifestation organisée l'après-midi sera le point d'orgue, avec un départ à 14h en bas de la rue Stan (la place Carnot étant indisponible suite à l'installation des forains pour la prochaine foire de Nancy). Les jeunes se regroupent à cet endroit, puis s'organiseront comme tel : les lycéens devant, puis des étudiants. Les organisation de salariés les suivront ensuite.
Quatre AG sont prévues : une en fac de Lettres (10h), Fac de Droit (12h30), INPL (Insitut National Polytechnique de Lorraine), et en Fac de Sciences.
Il sera important d'être mobilisé dès très tôt le matin afin de sensibiliser les salariés, précaires, lycéens et étudiants de tous campus à venir participer à la manifestation de l'après-midi.
Comme tous les jours, vous êtes invités à venir participer à la coordination qui se tient tous les soirs à 19h en amphi 042 en fac de lettres.
Plusieurs infos d'ordre technique :
- La coordination lycéenne a ouvert son blog : plus d'infos sur coordlyceenne54.canalblog.com
- Une adresse mail a été ouverte pour tout contact officiel ou revendications. Pour les débats, libre à vous de vous exprimer en commentaires : coordgrevenancy@yahoo.fr
- Le forum de la Licence Culture et Communication de Nancy 2 a créé un espace de discussion sur le CPE, vous pouvez vous y rendre afin de discuter des revendications, actions, etc. (nécessité de s'inscrire pour prendre part au débat)
13 mars 2006
Tournant décisif
Aujourd'hui la mobilisation est à un virage important. Alors que jusqu'ici le mouvement était "très" étudiant, les choses changent : ce week-end se tenait la coordination nationale, réunissant les délégués de toutes les universités en grève de france. C'est ici que s'est décidée la réorientation de la mobilisation, vers une unité réunissant les étudiants, les lycéens, mais aussi et surtout tous les jeunes en situation précaire. Ce week-end du 18, ce n'est donc pas une coordination nationale étudiante qui se tiendra, mais bel et bien une coordination nationale de la jeunesse. C'est pour cela que jeudi 16, ce ne sont pas seulement les étudiants qui sont appelés à la grève et la manifestation, mais aussi lycéens, jeunes salariés, etc. Jeudi doit être une journée importante et il est important que le maximum de jeunes soient présents en cette après-midi.
Ce matin, à l'AG, un compte-rendu du week-end a été fait. Les sept personnes mandatées s'étant rendues à Poitiers ont donné la température de la mobilisation, d'après les multiples discussions entre les différents délégués d'universités. Autant dire qu'elle est plutôt bonne : ce qui s'est passé à la Sorbonne montre bien que l'état a peur, et le rapatriement de Nicolas Sarkozy en est une seconde preuve. Si l'Etat a peur, c'est qu'il se sent menacé par l'avancée de notre mouvement, et ça, il ne faut pas le négliger !
Le mouvement s'amplifie, et le nombre d'étudiants présents ce matin le montre bien : on ne pouvait même plus rentrer dans l'amphi ! Des mesures devraient rapidement être prises sur ce point afin de permettre à tous les étudiants de pouvoir assister aux assemblées générales et de participer aux votes.
Demain, pas d'Assemblée Générale en fac de lettres : plusieurs sites étudiants ont décidé d'organiser leurs propres AG. Fac de Sciences, Fac de droit, IUT Charlemagne, Ecole des Beaux-Arts... A nous d'aller soutenir les mouvements naissants :
- Fac de Sciences : 12h30 à l'atrium
- Fac de Droit : 12h30 au Grand Amphi
- IUT Charlemagne : 10h (à préciser)
- Le reste est à préciser (Beaux-Arts, IUT du Montet, etc.)
Autre nouvelle, la grève dès aujourd'hui de l'IRTS (Institut Régional des Travailleurs Sociaux) et l'IECA (Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel). Les L3, M1 et une partie des L2 de physique en fac de sciences se sont mis en grève ce week-end, soutenus par les enseignants et le personnel de cette filière.
Le ministère de l'Education nationale a annoncé ce matin trois nouvelles facs en grève : la preuve que l'Etat reconnaît le mouvement, non ?
Pour les commentaires en triple et en double, c'est à cause de la grosse fréquentation du site : comme beaucoup de blogs, trop de fréquentation entraîne des bugs donc voilà... j'ai tenté de supprimer les messages en triple ou double, mais il risque d'y avoir le même genre de problèmes quelques temps. Il faut savoir que, mobilisés toute la journée, nous n'avons pas vraiment le temps de passer dans la journée pour résoudre ce problème, il faut donc attendre la fin de journée. Quant à la création d'un forum, l'idée est interessante et actuellement en cours d'étude.

